Les cordonniers sont les plus mal chaussés (cela marche aussi pour les filles de fleuristes)

Quand vous avez grandi dans une région de montagne, vous ne croyez pas les balnéaires qui prétendent ne jamais aller à la mer (le fait que vous n’alliez vous même jamais à la montagne n’a rien à voir avec la discussion). Et puis, pour la première fois, vous vivez dans une ville en bord de mer.
Cette mer qui n’est pas constamment présente à votre esprit ni à votre vue, mais qui apparaît, soudain, des hauts de Carrefour-Feuilles ou depuis la terrasse de Maryse, à l’heure de l’apéro. Un air de carte postale sur fond de fils électriques, de toits plats et de palmiers.

Port-au-Prince a cette particularité que ce sont les plus pauvres qui vivent en bord de mer, ces quartiers (-bidonvilles) dont vous avez sans doute déjà entendu parler et qui n’ont de poétique que le nom. Les portauprinciens ne vont donc pas à la mer à Port-au-Prince. Pour le sable fin et les cocotiers, il faut rouler au moins 1 heure.

Deux escapades maritimes plus tard (une joyeuse équipée emmenée par Tania, à Aquin et à Petit-Goâve), nous confirmons ce que beaucoup nous avaient conté: ce bout d’île est magnifique.

Céline

P.S. : je suis au regret de vous annoncer que l’edelweiss n’a pas survécu à l’arrosage intensif…

P.S.’: au moment où je poste ces photos, la météo m’indique qu’il pleut et fait 11° à Sion. Pour vous mettre un peu de baume au coeur, vivre aux Caraïbes signifie aussi: des moustiques nuit et jour, un ventilateur qui pique les yeux, les dessous des ongles noir chaque fois qu’on se gratte. Ca va mieux? Si non, nous avons une chambre d’amis…